Le Cercle des Aîné·es : « C’est quoi cette route ? »

Le cercle des aîné·es est une tribu, dirait l’indien !, d’ancien·es participant·es qui ont su apprendre à marcher avec leur « âme indigène ». Je pense qu’il est important d’inclure dans le cercle la vision de chacun·e sur le travail de chamanisme que l’on pratique tous ensemble dans les groupes. Voilà pourquoi, les aîné·es prendront la parole chacun·e leur tour et peut-être qu’un jour, votre voix aussi, retentira dans le cercle ! C’est ce que je souhaite.

Gislaine

La voix d’Hélène :

La route c’est trouver le chemin pour sortir de l’impuissance et créer ensembles, dans la joie, des nouveaux possibles.

La première étape de ce parcours nous fera sentir notre impuissance et comprendre comment sortir de l’immobilisme.

Nous irons, lors du deuxième module, découvrir notre communauté personnelle, notre biotope. En vivant dans le cercle, avec le cercle, en étant une partie du cercle, je peux ressentir en moi mes propres personnages. Ce qui est à l’extérieur est à l’intérieur.

Comment sortir de la tyrannie du personnage principal pour pouvoir utiliser toutes mes facettes en fonction de l’environnement autour de moi ? Si mon personnage principal c’est être danseuse, que se passe-t-il quand je me casse une jambe ?

Dans le troisième module, nous explorerons comment moi je suis dans le monde. Avec des cercles concentriques, il y a moi, ma communauté, le monde et le cosmos. On touche au schéma Hopi de la grotte au Cosmos.

Et enfin dans le dernier module, nous retraverserons les étapes du deuil pour comprendre comment accepter cette éternelle transformation.

Il est essentiel de se défaire de l’anxiété pour être acteur et actrice. C’est bien connu que quand j’agis, la peur s’estompe.

Et la plus grande peur dans toute cette expérience, c’est de passer du « Je » au « Nous ». Et comment le « Nous » peut être porteur de joie plutôt que de contraintes.

Bien sûr, je peux agir aujourd’hui en triant mes déchets, en mangeant moins de viande, en adoptant une démarche zéro déchet, mais je sens que cela ne suffit pas et cela me laisse quand même un sentiment d’impuissance. Si je ne trouve pas ma communauté d’action, ce que je fais sera toujours insuffisant.

Et le « Nous » me fait peur, terriblement peur. Et en même temps je pense à mes enfants, je pense à tous les enfants et je veux contribuer à la transformation en cours mais je ne sais pas encore comment.

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