Tempête de fin d’année : la voie de l’Indien

Pour clôturer cette année, j’ai choisi d’attirer votre attention sur la route de l’Indien face aux intempéries de notre époque trouble.

Par mauvais temps, la vision est difficile, voire impossible. Pour palier à cette cécité, l’imagination prend le relai. Elle construit une vision à partir des peurs et des schémas archaïques. Cela plonge l’individu dans un obscurantisme involontaire.

Pour éviter cette situation, il est plus que jamais utile d’éveiller l’ensemble des perceptions. C’est la route que je vous ai proposée pour cette année. Nous continuerons à libérer les filtres qui construisent votre réalité. En janvier, nous réveillerons les perceptions du corps avec le pendule, mais aussi avec les roues de médecine que nous connecterons aux organes. C’est le réveil de la belle au bois dormant.

Les vibrations du monde vous chahutent

Certains, ressentent une profonde angoisse, un épuisement et ils ne comprennent pas. Pourquoi ? Nous sommes lié·es par la vibration collective à la peur du monde. Ce que l’esprit ne veut pas voir, le corps le somatise.

Cependant, sachez que c’est un signe de bonne santé ! Cela veut dire que vous n’êtes pas complètement fermé·e ! Mais c’est très inconfortable.

Si vous faites la route avec moi, c’est que vous avez cette sensibilité pour marcher comme un Indien alors tout va bien. Je vous propose, dans cette lettre d’explorer, ce qui se passe dans le monde extérieur et qui résonne en vous, parfois à votre insu, afin d’acquérir les aptitudes de l’Indien dans la tempête.

L’Étonnante révélation

Chapitre 1 – La technologie vous fait vivre dans un monde ou vous avez la vision d’un Chaman, d’un médium malgré vous et sans avoir acquis la confiance nécessaire dans la vie pour « voir » sans avoir peur.

Certains me disent : « je ne regarde plus la télé, les infos, les reportages, cela m’angoisse trop ». Pourquoi ? Parce que la technologie met à la portée de tou·tes des visions planétaire que seul·es, les chamans, les médiums, les artistes captent en voyageant dans l’inconscient collectif.

Nos voyages technologiques

Nos écrans télé et autres supports sont comme l’esprit de l’aigle que le chaman utilise pour survoler le monde. Les grands reportages vous font voyager sur l’ensemble de la planète. La terre, sous vos yeux, révèle sa beauté, ses blessures et ses terreurs. La souffrance de la mère-Terre, des animaux, des hommes, est visible à l’œil nu et, pire que tout : le silence de l’indifférence hante tous les écrans.

Vous découvrez que les pays où les droits de l’homme sont respectés deviennent chaque jour de moins en moins nombreux. Celles et ceux qui ont encore le privilège de vivre en démocratie sont parfois terrifié·es. Ils doivent faire face à un nouveau type d’obscurantisme, qui est celui de l’économie.

 

 

Enfin, comme les chamans, vous voyagez aussi au cœur de la connaissance. Vous accéder à la sagesse des scientifiques, qui poussent des cris d’alarme. Vous êtes témoins du peu de crédibilité que les dirigeants leur concèdent. Leurs hurlements s’effondrent sur le mur de l’indifférence. Comme dit Trump : « je n’y crois pas ».

Que vous arrive t-il ?

La technologie vous permet de voyager dans l’univers de la connaissance, sans vous avoir appris à laisser la vibration de la vision s’enraciner en vous, pour tracer la voie de l’action qui, quelle que soit la tempête, vous apportera la joie d’être acteur dans le monde vivant.

Au contraire, cette connaissance sans la conscience de l’Indien, vous oblige, pour ne pas devenir fou, à vous diviser ou à choisir le déni de la situation.

Le processus psychologique

Une part de vous sait, entend, comprend, une part de vous ne veut pas voir, savoir, sentirc’est normal !

Dans la nature de l’homme, spontanément, l’étranger, l’inconnu, est perçu comme une menace, un possible ennemi, cela créer de la peur et de la méfiance voire du rejet dans certains cas. Il n’est plus une richesse, mais un danger.

Nous avons à travers les différentes époques, fait évoluer l’être humain vers une relation de « l’autre » différente et moins anxiogène. Il est perçu comme un frère, un semblable, et sa différence est considérée comme une source de richesse. Les droits de l’homme incarnent cette évolution. Ils ont permis « un vivre ensemble » enrichis par les multiples expressions de la vie.

Leur disparition dans de nombreux pays est un signe. Elle révèle à l’échelle du monde, ce qui se passe en chacun de nous. N’oubliez pas, pour l’Indien le monde extérieur est le reflet du monde intérieur.

À quelle vibration, vous, le monde, est soumis ?

Les images du massacre de certaines d’ethnies, ou celles d’immigrants vendus comme des esclaves, ou encore celles d’hommes et de femmes parqué·es dans des conditions immondes, etc. provoque des visions de peur. Elles sont pour chacun·e, dans l’inconscient, des projections d’un possible futur qui est terrifiant.

Cela entraîne un désir fou de vouloir y échapper, alors que dans la réalité, la personne n’est nullement confrontée à cette menace. Le plus terrible, c’est que peu à peu un type de pensées s’infiltrent dans le cerveau du style « Je veux être dans le camp de ceux qui pourront survivre », « c’est la loi du plus fort », « ce n’est pas juste, mais je n’ai pas le choix, c’est eux ou moi » etc. Cette peur viscérale liée à la survie déclenche un mécanisme de protection très ancien.

Le mécanisme

Dans une période instable, le premier réflexe est de chercher avec qui je me sens le plus en sécurité ?

La réponse est simple « avec celui ou celle qui est dans mon miroir : MOI » et donc par extension, cela sera : « avec celui ou celle qui me ressemble ». Cette évidence s’exprime par le rejet de la différence et fait le nid du racisme, d’un nationalisme intégriste, d’un besoin constant de se définir dans l’appartenance.

Pour garder le cœur ouvert, il est indispensable de ne pas ignorer cette vibration qui consciemment ou inconsciemment nous tourmente tou·tes.

Elle est le ferment qui lève la paranoïa du monde. C’est pour cette raison que l’ouverture de vos perceptions est indispensable. Si la tête est seule aux commandes, ce sont vos peurs imaginaires, archaïques qui induisent et favorisent des comportements inappropriés à la réalité du terrain.

Le test du Titanic

À présent, où en êtes-vous sur cette route ?
Le Test du Titanic : où êtes-vous quand il percute un iceberg ?

  1. Êtes-vous près des cales et vous voyez l’eau monter ?
  2. Êtes-vous au travail préoccuper par le service de la salle de restaurant ?
  3. Êtes-vous client·e du restaurant, confiant dans l’insubmersible et jouissant de ces richesses ?
  4. Êtes-vous sur le pont, face à l’iceberg en panique ?
  5. Êtes-vous tétanisé·e ?
  6. Êtes-vous actif·ve ?
  7. Essayer-vous de trouver votre place sur les bateaux de secours ?
  8. Jouez-vous de la musique connecté à l’Esprit du vivant, Dieu, pour certain·es ?

Prenez deux minutes pour laisser venir spontanément votre place.

Enfin, n’oubliez pas, vous êtes en conscience dans un rôle, mais comme l’Indien ou comme en physique quantique, vous êtes tous les rôles. Tout dépend du moment, tout dépend d’où vous regardez l’événement.

Quand la réalité ne pourra plus se nier, certain·es chercheront des bateaux, d’autres se jetteront dans l’eau froide, d’autres comme les musiciens de l’orchestre joueront une musique qui enchantera leurs derniers instants etc. Nous vivrons cela sauf que !

Nous n’avons pas besoin de bateaux de sauvetage, parce que pour la première fois de son histoire, l’homme ne peut pas fuir, se sauver, il n’y a pas d’ailleurs.

Dans un espace fermé, il faudra trouver : comment vivre avec l’ensemble du monde vivant, hommes, animaux, végétaux, minéraux, eau, terre, feu ?

Il est donc essentiel de se reconnecter au monde vivant, pour traverser cette épreuve. Comment ? En observant les animaux, en écoutant les Indiens et nos scientifiques.

Les animaux

Quand leur territoire devient invivable, la proie et le prédateur, vont chercher un autre territoire. C’est toute la chaîne du vivant qui se sauve.
Nous réussirons ensemble ou nous coulerons ensemble. C’est le message de la loi de la vie car pour la première fois, le monde est petit.

Les Indiens

Ils ont vécu la même situation que nous rencontrons aujourd’hui à une autre échelle que la nôtre.

Les chamans indiens ont su prendre l’esprit de l’aigle et voler vers le futur, ainsi, ils ont vu arriver des hommes blancs sans les avoir jamais rencontré au préalable.

Ils ont prédit l’extinction de nos civilisations en parlant du 6e rêve. Ils ont vu leur propre extermination, mais aussi le rôle de notre civilisation dans cette extinction. Qui ne connaît pas cette célèbre phrase :

« quand le dernier arbre sera coupé, la dernière rivière polluée, le dernier animal tué, alors l’homme blanc saura que l’or ne se mange pas »

Malgré cette vision, ce naufrage annoncé, certaines tribus ont continué à vivre dans la confiance de la vie. Car l’Indien croit à la danse du monde et malgré les souffrances et les larmes, il ne doute pas que le gel ouvre la graine pour lui permettre de fleurir. Dans son monde, tout se transforme la mort n’existe pas, la vie danse, encore et encore.

La force de l’Indien c’est de transformer la peur en source de créativité. Un monde se meurt, un autre est en train de naître. Bien sûr, tous les Indiens n’ont pas su garder cette ouverture du cœur, cette sensibilité au vivant, mais la vie a su préserver une poignée de femmes et d’hommes de différentes tribus qui ont survécu et transmis à travers le monde l’art de vivre ensemble autrement. Ils nous permettent d’incarner dans nos cellules les connaissances de la physique quantique qui sont essentielles pour traverser ce tsunami.

Comprendre la différence face à « l’inévitable » entre l’Indien et l’occidental.

Quand la tempête rugit, l’Occidental aime se mesurer à elle, il combat les forces divines.

Quand la tempête rugit, l’Indien admire sa force et sa beauté et l’épouse, il s’invite à la table des dieux.

Entre nous, jai, depuis ma plus jeune enfance, était envahie par des visions qui me laissaient désespérée et anéantie quand elles annonçaient, la mort d’un proche, ou une épreuve lourde à traverser Je me sentais perdue, démunie, impuissante ; car que faire ?

Par contre, quand il y avait une bonne nouvelle, une naissance, ou une bonne fortune, je me sentais puissante de voir avant, j’avais du pouvoir sur le monde.

Ces voyages, ses transes spontanées qui se présentaient à moi, sans aucune demande de ma part, étaient lourdes à porter. Elles m’ont fait vivre le rôle du bouc émissaire, ou celui de Cassandre, parce que je croyais que ces « prédictions », me donnaient le pouvoir de changer le cours du destin et de transformer le futur malheureux en une fin heureuse.

L’approche occidentale d’une telle aptitude conduit le médium à se mesurer à la puissance du créateur, à jouer l’intermédiaire pour le faire changer d’avis.

L’entourage attendait, de ma part, un miracle pour conjurer le sort et je fus détestée quand cela ne fonctionnait pas et inversement encensait quand cela semblait fonctionner. J’étais : soit l’oiseau de mauvais augure, la Cassandre qu’il faudrait pendre, ou le charlatan ou une magicienne, ou pire encore, une sorcière.

Heureusement ! J’ai rencontré la route de l’Indien et j’ai appris à vivre cette aptitude autrement. C’est devenue la route de l’humilité, de l’initiation bienveillante, même si parfois elle est très douloureuse. C’est l’ouverture à la confiance inconditionnelle dans la vie. Pour noël, je vous offre ma première leçon.

Le soin : le livre dont vous êtes le héros

Dans ce récit, prenez le rôle :

  • du médium dans la première partie.
  • celui du chaman dans la seconde.

Le médium

Imaginons que je suis le chef d’une tribu qui vit en plaine. Suite à une sécheresse, je dois conduire ma tribu vers des territoires inconnus.

J’écoute le médium du groupe qui a la vision de la route à parcourir. Son esprit nous précède et nous informe à chaque halte de la prochaine étape. Un soir, il nous raconte avoir eu une vision difficilement traduisible. Nous allons rencontrer une énorme masse qui bloquera notre route. Pour cette vision, il manque de mot, car il ne connaît pas du tout ce type de paysage et la peur de l’inconnu s’installe dans la tribu !

On supplie le médium de conjurer le sort, de faire disparaître l’obstacle ou encore de trouver un autre itinéraire. Il doit trouver une solution pour éviter une rencontre effrayante. Il a une obligation de résultat à transformer l’épreuve en victoire face à l’inconnu.

Cette vision est reçue comme un futur combat, c’est horrible parce que cette masse, il faudra de toute façon l’escalader, car il n’y a pas d’autre route et tout le temps perdu à chercher un autrement ne fais qu’augmenter le stress.

Le chaman

La même histoire dans une tribu indienne sera radicalement différente. Le chaman reçoit la vision est perçoit le signe comme un geste des esprits qui prépare la tribu à une initiation sacrée.

Ils en parleront longtemps autour du feu, chacun essayant d’intégrer l’image, la vision du chaman. Ils ont confiance, car si la vie les soumet à cette épreuve, c’est qu’ils et elles sont prêt·es à la vivre. Le chaman est parmi eux, il anime les voyages à travers les esprits pour apprivoiser l’inconnu qui les attend. Il connecte la tribu aux esprits des mondes vivants qui les entourent pour les préparer, le cœur ouvert, à rencontrer l’inconnu. (qui est, en fait, une montagne).

Ils avancent en confiance. Le jour de l’ascension, ils seront prêts pour monter jusqu’au sommet. La douleur, les difficultés, les moments de doutes, font aussi parti du voyage, mais la certitude qu’il est fait pour eux nourrit leur joie d’être de ce monde et donne du sens à ce défi.

La vie initie, elle soumet l’humanité aux gels des cœurs pour faire éclater l’amande, savoir que cette période initiatique est un chemin périlleux, mais qui aura sa face de lumière, permet de vivre l’épreuve avec plus de paix et surtout plus de créativité.

Nous allons vers une tempête, faisons confiance, préparons-nous en nous connectant à l’ensemble de nos perceptions et aux multiples mondes vivants. Le monde vibre ! Laisser naître les inspirations créatives qui s’éveillent en vous.

Ceux et celles qui veulent avancer sur la voie du chaman doivent savoir que ce n’est pas la route de la libération de la souffrance, mais la voix de l’accomplissement de « soi » en tant qu’homme, mais aussi en tant que partie du tout.

Il est parfois si douloureux de voir, de sentir, que seul l’amour inconditionnel du monde, permet d’aimer cette liberté de marcher en conscience.

 Je vous propose de faire partie de la tribu des Cassandres heureuses !

Plus vous éveillerez vos perceptions, vos intuitions, vos visions, plus elle serons présentent et se posera le problème de garder la joie avec la connaissance.

Vous vivrez parfois avec les yeux de Cassandre et vous souhaiterez dire à Apollon : « rends-moi aveugle, donne moi l’ignorance pour que cette soirée ait le droit d’exister ». Ne vous inquiétez pas, le doute accompagne les hommes qu’ils voient ou pas. Vous apprendrez à gérer ces moments en retrouvant la confiance inconditionnelle de l’Indien dans le monde vivant.

Nous naviguons donc sur la route de la sagesse où nous devons apprendre à faire de l’éphémère un sentiment d’éternité et nous devons aussi regarder le monde avec la confiance dans son éternelle transformation même si parfois elle peut être surprenante.

 

 

Cette année, les chemins que je vous fais emprunter, ont moins de mots et plus d’expériences pour vous permettre d’être prêt·e à vivre cette traversée. Il est indispensable de reprendre le pilote de votre réalité et d’ouvrir vos perceptions afin d’être un homme ou une femme confiant·e dans la tempête.

Comme c’est noël, dans cette longue lettre, je vous offre des astuces pour d’ors et déjà vous permettre de mieux naviguer dans ce monde qui bouge très vite.

Vive l’année 2019, année trois, le chiffre du mouvement !

Gislaine

1 réflexion sur « Tempête de fin d’année : la voie de l’Indien »

  1. Merci de ce partage Gislaine .
    Je me retrouve entre le 3 et le 8 sur le Titanic, la confiance en la vie …. parfois étayée de doutes et de douleurs. J’échange et partage avec mes petits enfants mon amour de la nature et du « beau » à préserver. Il y a quelques mois, une de mes petites filles de 9 ans était dans la forêt avec des amis de ses parents pour une « corvée » de bois. Alors qu’ils allaient en abattre un, elle regarde cet arbre et leur dit «  Alors là ..!! Mamoune ne serait pas contente si elle vous voyait, elle n’aime pas que nous fassions du mal aux arbres et vous, vous le coupez ..!!!! ». S’en ai suivi un vaste débat .. Je plante des petites graines dans leurs jeunes cerveaux très au fait des nouvelles technologies, certaines prendrons peut être racines…..
    Belle journée, belles fin d’année
    Brigitte

Répondre à Coulon brigitte Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *